Mémé Alice n’aimait guère les vantards, les tapageurs, les pète-plus-haut-qu’l’trou. En toute (fausse) modestie, elle s’estimait être une fine goule. De celle dont les mots font mouche, au lieu de s’enfler de façon ridicule. Un jour qu’un de ces pète-plus-haut avait passé un moment interminable à lui en faire accroire de toutes les couleurs, elle avait conté, après son départ, t’chelle histoire qu’a pas pris une seule ride. M’est avis !
Suite des évènements sur la goélette
“Prenez garde !” avait rugit le Capitaine à l’égard de Queequeg, sur la goélette qui les conduisait à Nantukett. Voici la suite des évènements … Vous ne serez pas déçus, je vous en parie un quintaux de fruits verts avec leurs mille-pattes !
Fruits verts sur une goélette
Une blogueuse, habitante de Montréal, faisait récemment sur son blog une “déclaration d’amour” au Vert Tendre. Oh, toute simple. Dans son haïsha, image et mots font alliance pour nous entraîner chacun à leur façon dans un petit déplacement intérieur.
Personnellement, je suis de plus en plus sensible à cette intrusion du vert dans le paysage et à tout ce que sa présence éveille, réchauffe et dynamise en nous.
Pourtant, sur les bancs de la fac, un jour d’il y a longtemps, plus de trente cinq ans pour ne pas être exacte, un bout de phrase d’un livre étudié est entré en moi, s’est planté dans mon p’tit jardin intérieur et depuis, à chaque printemps, il ressurgit et m’émerveille toujours autant. Pour sa fraîcheur, son intensité et son humour, peut-être. Pour l’ambiguïté de son évidence, certainement. Mais aussi pour sa polysémie et son mystère.
Bon maintenant, si vous voulez bien me suivre,
je vous invite à embarquer avec Ismaël …
Randonnée de l'Autisme
“1 personne sur 100 est atteinte d’autisme… le saviez-vous ?” C’était le slogan de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme* qui a lieu le 2 avril dernier. En Maine-et-Loire, le 01 mai, depuis six ans, de nombreuses personnes randonnent au milieu des vignobles pour manifester leur soutien à cette cause et à certains projets, notamment d’hébergement. (Voir leur site Autisme 49)
L'homme qui courait après sa chance
A propos de chemins, voici un autre conte, celui que j’ai certainement le plus raconté depuis vingt ans et quelques brouettes, à des public très divers aussi bien chanceux que malchanceux et vice-versa. Lorsque le conte est suivi d’un débat, il m’est arrivé de demander : “Vous pourriez raconter quelques unes des chances de votre vie ? Ou au moins une ! A une femme qui ne trouvait absolument rien, je dis :” Tu es vivante, tu peux marcher, admirer la nature … Et tu es belle !” Son regard subitement s’est éclairé et elle a lâché cette phrase admirable : “T’as raison, j’n’y avais pas pensé !”
Maintenant, place au conte !
Trop de chemins
A la retraite, on se construit progressivement une nouvelle identité, qui n’est pas sans puiser ses racines dans le vécu précédent. Ces huit mois passés, pour moi, ont été riches et m’ont permis de poser des jalons pour ne pas, comme dirait Alphonse de Lamartine, être “qu’une âme errante qui divaguait çà et là dans la campagne pour user les jours.” Rôh ! Personne n’est à l’abri, mais, à l’opposé, l’étendue des désirs et des propositions est parfois telle, qu’il convient de prendre du temps devant tous les panneaux indicateurs. A moins que la réponse ne soit ailleurs, comme invite à y réfléchir un vieux conte chinois.
Crapaud, qu'est-ce que t'es bieau !
Un après-midi au jardin bio*, c’est l’occasion de rencontrer Sieur Crapaud. Très timide le pôvre ! Vous savez, les crapauds et les crapaudes sont des mal-aimés et pourtant, depuis longtemps, du fait de leur grande consommation d’insectes et de limaces, ils sont considérés comme de véritables auxiliaires de l’agriculture et du jardinage. Enfin, auxiliaire, ce n’est pas vraiment ce que nous dit la comptine de Haïti qui suit !… A moins qu’elle ne veuille nous présenter quelqu’un qui se cacherait sous le nom de Crapaud, mais n’en serait pas du tout un … Possible ! A vous de voir.
Tarte aux poireaux, chèvre et asperges
Des poireaux dans le panier du jardin de Cocagne, la semaine dernière; comme j’étais invitée à un anniversaire où chacun devait apporter un plat, j’ai pensé en faire une tarte avec du fromage de chèvre. Celui-ci, j’en ai toujours en réserve au frigo - fabriqué par une belle-sœur dans les Deux-Sèvres - et c’est un régal. Allez, je vous file ma petite recette, elle est tellement simple et succulente que si vous ne la connaissez pas encore, je suis sûre que vous l’adopterez !
Des liens subtils
Enfin, avec une quinzaine de jours de retard, elles sont arrivées ! Lumineuses, diversifiées, parfois étonnantes, toujours joyeuses et en courbes douces. Je ne vais pas, comme ici, vous conter la fabuleuse histoire des tulipes; juste dire combien je les attendais, combien les contempler m’apporte plus qu’une simple joie … Une paix, une harmonie intérieure ! Et des liens subtils, si utiles pour vivre aujourd’hui.
Parler à un cheval
Avec Yaya* nous allons, parfois, voir les chevaux. Lorsque, dans leur enclos, ils avancent la tête au-dessus (ou au-dessous) de la barrière, elle tend illico les bras vers sa môman en poussant de petits gémissements. Mais une étreinte, trois mots, et elle regarde à nouveau - cette fois-ci de haut - ces étranges animaux à l’encolure mobile et à la gueule si impressionnante qu’on croirait qu’elle est faite pour donner des coups de battoir aux petits z’enfants ou pour leur ratatiner le crâne.
Le jour de Pâques, ce bel Alezan foncé ou “brûlé”, qu’il me plaît d’appeler Choco, nous a captivés un moment à son retour de ballade.
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