Lorand, exilé d’un pays ravagé par la guerre et les complots, s’est installé dans le Sud-Est de la France. Pourtant ses souvenirs et des cauchemars l’empêchent d’être heureux. Suite et fin d’une nouvelle écrite à plusieurs, sous forme de jeux, à partir de très courts extraits de romans. (Lire le début dans le billet précédent.) Merci à tous les co-auteurs, spécialement Masyl et Guislaine.
Des livres que j'aime
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Revoir le matin
Composé à plusieurs mains - voir le billet précédent - voici donc le récit de l’exil forcé de Lorand, né dans un village de montagne de l’ex-Yougoslavie et régulièrement la proie de cauchemars. Naturellement, il reste des parts d’ombre, du mystère dans son parcours et dans sa “course folle”, mais l’homme vient enfin de nommer une de ses peurs d’enfant, une peur enfouie depuis si longtemps !…
Course folle
Vous êtes prêts pour un petit jeu ?… Qui peut s’avérer amusant ! Et facile, de toute façon, puisque vous avez le choix entre trois degrés d’investissement, selon vos capacités, votre temps ou votre plaisir.
L'enfant bleu
Attention, voici un livre qui ne se lit pas en quelques heures puis s'oublie peu de temps après. "L'enfant bleu", roman écrit par un psychanalyste presque centenaire, Henry Bauchau, nous rejoint profondément par l'ensemble des thématiques abordées : la psychose juvénile, la relation thérapeutique, les processus de création, l'art, mais aussi par un ton singulier fait d'attention, de patience, de poésie du quotidien et de compassion.
Avec un livre préféré
"Il n'y a peut-être pas de jours de notre enfance
que nous ayons si pleinement vécus
que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré."
Marcel Proust
Mon voisin
Petit livre d’une cinquantaine de pages, d’une jeune auteure sarde désormais traduite dans une vingtaine de pays, « Mon voisin » ne devrait pas vous laisser insensible.
Où on va, papa ?
"Cher Mathieu, cher Thomas,
Quand vous étiez petits, j’ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin, je les ai lus tous plusieurs fois. Je ne l’ai jamais fait. Ce n’était pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous
ne saurez jamais lire. Jusqu’à la fin, vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites voitures…
Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J’avais honte ? Peur qu’on me plaigne ? Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c’était pour échapper à la question terrible : « Qu’est-ce qu’ils font ? »
Aujourd’hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j’ai décidé de leur écrire un livre. Pour qu’on ne les oublie pas, qu’il ne reste pas d’eux seulement une photo sur une carte d’invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n’ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d’ange, et je ne suis pas un ange.
Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d’une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d’eux avec le sourire. Ils m’ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement."
Tag sur mes lectures
Dans la blogosphère fleurissent les "tags". C'est un jeu, libre bien sûr, où l'on indique la personne qui nous a "taguée", ici Bel Gazou, et où on répond au questionnaire proposé. Puis on fait passer à quelques personnes, qu'on aimerait éventuellement davantage connaître. Ce tag-là porte sur nos goûts littéraires, alors allons-y ! Et si Fanny, Laurence, Steph et Carine veulent continuer, ce sera un plaisir de les lire.
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