Depuis plusieurs mois, les lutins de grande section s'initiaient aux fondamentaux de la danse contemporaine avec une chorégraphe et pédagogue : Marie-France Roy. Une très belle aventure - hélas trop courte ! - pour eux et la maitresse ... Avec rigueur, souplesse et enthousiasme, cette femme a su amener les lutins à se mouvoir avec aisance - " les pieds dans le ... sol, la tête dans le ... ciel, et les bras le long du ... corps !" - à respecter les autres et à agir de façon collective tout en offrant, chacun, une expression bien personnelle.
Le regard et le geste
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Chat et oiseau
Parfois, devant une reproduction de peinture, les "lutins" s'expriment. Ils aiment nommer les personnages, les couleurs et les formes, se rectifiant et se complétant souvent entre-eux. Au fil de leurs observations et de leurs remarques pointe souvent l'inattendu, et sous les mots affleure la poésie.
Ce matin-là, Lily est arrivée parmi eux avec, sous le bras, un gros livre de Picasso (celui de Draeger, acheté en 1976, à Poitiers).
Soif
Pas une journée sans que nous nous lavions, que nous buvions, que nous mettions de l'eau à chauffer pour cuire des spaghettis ou un œuf à la coque. Douce, fraiche, elle coule le long de notre dos, entre nos mains, au fond de notre gorge assoiffée par la chaleur ou l'effort. Nous l'utilisons et nous n'y pensons plus, tellement habitués à sa présence au bout du robinet.
Pourtant ...
"Appelée également l'or bleu, l'eau est un bien en danger. La 9ème triennale des mini-textiles "Avec ou sans eau ?" aborde ainsi une problématique majeure de notre époque."
Visible à Angers, au Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, jusqu'au 15 novembre 2009.
Lily est allée voir ... A beaucoup aimé le travail des artistes, souvent très original et minutieux, le choix des matériaux, la poésie qui affleure dans chaque œuvre et l'essentiel qui est au fond : Nous avons tous soif de quelque chose ...!
Du rose encore
Jolie coïncidence ! Lundi matin, après que Lily ait la veille posté son billet sur le rose, une élève lui a apporté "De toutes les couleurs", un album de Béatrice Fontanelle, édité par Palette. Les reproductions de tableaux, visibles au musée d'Orsay, sont rangées justement par … couleurs ! "Oh, ça me fait très plaisir" a dit la maitresse. Et le soir même, avec sa classe, elle regardait et lisait les pages consacrées au rose.
Points comptés pour l'été
Les passions, activités de loisirs, nous viennent souvent par le biais d'amitiés, de liens plus ou moins proches. Il y a plusieurs années, déjà, Lily se rendait régulièrement chez une amie qui avait toujours un carré de toile de lin sur une table, quelques écheveaux colorés, une aiguille et de beaux ciseaux ouvragés. Un jour elle s'y est intéressée et l'amie lui a montré des coussins, des cadres, des petits sacs tous plus originaux et frais les uns que les autres. Elles ont bavardé quelques instants et l'amie, à la profession passionnante et bien prenante, lui a confié qu'elle avait besoin chaque jour de son quart d'heure de broderie. C'était son moment de détente, de lâcher prise, de rêve aussi. Ses réalisations étaient pleines de finesse et de poésie, loin de l'imagerie vieillotte que Lily avait en tête.
Peigner la girafe
Lors de nos travaux sur le thème de l'Afrique, nous nous sommes intéressés aux girafes. Leur taille fascine les enfants et même les "grandes personnes" : environ quatre mètres de haut et seulement deux mètres de chute pour le petit girafeau (ou girafon) qui nait ! Ouille, ouille, ouille !... Cette taille gigantesque leur permet de se régaler des feuilles tout en haut des arbres les plus hauts, mais pour boire il leur faut écarter les pattes considérablement. C'est là qu'elles deviennent les plus vulnérables face à l'attaque d'un lion ... Sur la tête, la belle dame possède deux excroissances qui lui servent à ... rien peut-être ! Juste à faire croire qu'elle pourrait se défendre avec ses fausses "cornes". Ha, ha, c'est une supposition, mais si quelqu'un connait le nom et la raison d'être de ces protubérances, cela nous intéresse.
Portraits à la palette
Dans un premier temps, ils avaient à leur disposition de la peinture rouge, de la bleue, de la jaune et de la blanche, déposées en petites quantités dans une barquette. Un godet d'eau pour humidifier, aider à faire glisser le pinceau et régulièrement le laver, un chiffon pour essuyer et c'est tout. Cet après-midi-là, ils devaient faire un portrait, le leur ou un imaginaire. Sur toute la feuille, sans laisser de blanc. A la fin, ils ont eu du noir, pour ajouter où ils voulaient, donner du contraste ou un certain relief. Ces trois portraits exposés dans le couloir, (une fille à gauche et ensuite deux garçons) pourraient donner à certains l'envie de s'y mettre.
Cocottes
Parfois les mains nous démangent ... On a envie de découper, plier, fabriquer et s'étonner de ce qu'on est capable de faire. Cela repose un peu le cerveau, tout en faisant grandir imagination, capacité à l'émerveillement et concentration. Merci à "La mère à la noix" et à "Carine" qui m'ont fait découvrir "Esprit cabane", le magasine des idées créatives et écologiques.
Modelage

L’artiste angevine Lulu Balladart est venue dans notre classe, avec de la terre du Fuilet, pour faire du modelage avec nous. Elle a d’abord écouté les enfants lui raconter l’histoire que l’on a inventé pour le concours « Nos livres d’enfants », puis elle a demandé quels animaux vivaient en Afrique. On a énuméré ceux qu’on connaît et elle nous a montré que pour les modeler, il faut faire deux boules, pour la tête et le corps, les coller en appuyant et en faisant glisser la terre, puis rajouter des pattes. On peut prendre des outils pour les yeux, les griffes, etc., mais c’est mieux de travailler avec ses mains. « C’est sale ! » ont dit certains enfants. « Non, la terre est très propre, a répondu Lulu, il faut juste se laver les mains après. Mais la terre ne donne pas de maladies. »
"Elle est douce la terre"

Au printemps dernier, l'artiste angevine Lulu Balladart est venue dans la classe faire du modelage avec les enfants.
Elle nous a expliqué que dans des pays, des gens fabriquent des pots qui sont vendus pas cher. Nous, on les achète alors qu’on a de la terre et des potiers chez nous. Si on achetait nos pots ici, ça éviterait de les faire voyager en avion, car ils polluent l’air et font gaspiller beaucoup d’essence. Ça vaut la peine de penser parfois au développement durable.
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