Les communautés de l’Arche de Jean Vanier, nées en 1964, prônent, quant à elles, la grandeur et la beauté de chaque individu, aussi abîmé soit-il. Celui qui consent à porter un regard sur la personne en situation de handicap découvre un potentiel de joie, de simplicité relationnelle, d’affection et d’originalité, capable de faire éclater nos barrières et toutes nos murailles. Capable de réveiller notre dynamisme et la fraîcheur de nos élans.

Pour ma part, j’ai fréquenté l’Arche en Charente à partir de 1978, puis en Anjou dans les années 80-90. Et depuis un an, une de mes filles y travaille en partageant la vie d’un foyer. Elle y a traversé quelques coups de fatigue, mais y fait de belles découvertes, très humanisantes*. “Ils ont une façon d’entrer directement en relation et d’être joyeux, ils nous étonnent souvent !” nous dit-elle. Et cela donne la pêche !

Jean-Jacques Goldman, ami de l’Arche à Marseille, a participé à la réalisation d’un clip avec eux, en donnant ses notes et ses mots pour faire connaître leur joie de vivre, hautement contagieuse, et nous sensibiliser à leurs besoins de reconnaissance et de soutien. Il faudrait notamment ouvrir de nouveaux foyers, rénover, agrandir ceux qui existent déjà … Et lancer des projets originaux, au plus près de leur soif d’expression et d’intégration dans notre époque.

Regardez donc ce clip, moi, il me renverse d’admiration et de joie. Et me donne la furieuse envie de le faire connaître au plus grand nombre ! (lien)

*Il est remarquable de constater que lorsque j’écris “humanisantes”, le vérificateur d’orthographe s’affole et m’envoie aussitôt le mot “déshumanisantes”. Nous vivons une époque formidable ! aurait dit un chroniqueur célèbre.